.. Page d'accueil

 

Conférence - Exposition

"Musique et Architecture Andalouses, l'ordre et la règle"

Jeudi 29/03/07, l’Ecole Supérieure d’Architecture de Casablanca « E.A.C. » a été au rendez-vous d’une manifestation sur le thème « Musique et Architecture andalouses, l’ordre et la règle ». Cette rencontre a été organisée conjointement par:

- M. Mounir SEFRIOUI, Architecte et Vice-président de l’Association,
- M. Abdelhamid ES SBAI, Professeur à la Faculté des Sciences et à l’ISCAE et Secrétaire General de l’AAMA,
- M. Aziz ALAMI, Architecte et trésorier de l’A.A.M.A.

Cette conférence a été accompagnée d’une exposition des publications de l’association « A.A.M.A », d’ouvrages sur la musique andalouse et de travaux des futurs architectes.

Lors du discours d’ouverture, M. BENABDELJALIL, D.G. de l’école, a remercié toutes les personnalités présentes et en particulier les représentants de l’A.A.M.A et du Conseil Régional des Architectes de Casablanca.

M. AZZELARAB, membre de ce Conseil, a félicité l’Ecole d’Architecture pour ses initiatives fructueuses et a annoncé la prochaine signature de la convention de partenariat entre le C.R.O.A. et l’E.A.C.

Dans son intervention, M. LAHBABI, D.P. de l’école, a rappelé l’intérêt du thème et les liens étroits existant entre les champs de la composition musicale et la spécialisation architecturale. Il a remercié ensuite l’A.A.M.A. connue pour ses grandes réalisations en matière de sauvegarde du répertoire de la musique andalouse, d’enregistrement des noubas et de correction et réédition des haïks.

M. M. SEFRIOUI, dans son intervention, a montré que la musique andalouse constitue une des facettes de l’identité marocaine, compte tenu des évolutions culturelle, historique et économique. Il a expliqué ensuite le concept de tabaa en déclarant que « tout s’interroge dans la musique andalouse ».

En complément, M. SBAI a présenté un aperçu succinct de l’historique de l’association A.A.M.A. créée en 1958 et a cité quelques unes des réalisations de celle-ci :
- Les textes de feu Driss Touimi Benjelloun
- La création du Musée de Fès dédié à la musique andalouse
- L’enseignement de 11 noubas en partenariat avec le Ministère de la Culture
- La participation à plusieurs rencontres et festivals mondiaux
- La création d’une grande rencontre internationale a Casablanca sur la Musique andalouse
Selon M. SBAI « la musique ne doit pas être destinée à une élite où a certaines villes ; elle doit rayonner partout dans toutes les manifestations nationales et internationales ».

Pour faire le rapprochement entre l’architecture et la musique andalouse, M. A. ALAMI a précise que la musique andalouse est la résultante d’une dualité entre le monde musulman et l’Espagne.
Certes, ce rapprochement réside dans le développement des sens ; « si nous arrivons à développer nos sens, nous pourrions améliorer notre qualité de vie ». C’est une éducation que d’apprendre à juger car en émettant ce jugement, on crée une vision personnelle et collective à la fois, donc un art de vivre.

D’autres rapprochements peuvent s’établir au niveau de la hiérarchisation, l’appareillage, l’ordre où la liberté règne, le cadre réglementé, etc.

Avant de clore le débat, M. LAHBABI a signalé que le parallèle entre l’architecture et la musique andalouse (méthode, harmonie, proportions, le vide, le plein, le rythme) est universel et que chaque musique a son espace. Ainsi, l’architecture propose une musique à l’œil.
La cérémonie a été clôturée par un chant auquel chaque membre de l’orchestre a apporté sa mélodie particulière et sa virtuosité.

Au terme de la manifestation un cocktail convivial a regroupé l’ensemble des participants.

Semaine du Livre d'Architecture

L’école Supérieure d’Architecture de Casablanca en collaboration avec le Conseil Régional de l’ordre des architectes de Rabat et de Casablanca et le groupe archimedia, organise du 19 au 25 février 2007 la première semaine dédiée au livre d’architecture.

Pendant une semaine, il sera exposé plus de 500 ouvrages d’architecture, embrassant divers domaines : architecture, urbanisme, paysage, design, art… et ce des principaux éditeurs spécialisés (Villette, le Moniteur, Eyrolls, Mardaga, Edition ACR…). Cette année la semaine du livre d’architecture a pour thème « Le livre d’architecture : entre écriture et édition ».

L’inauguration de l’exposition a eu lieu lundi 19 Février à 17h 30 avec la présence de nombreux architectes et étudiants qui ont assisté par la suite à une table ronde intitulée « La problématique de l’édition des livres d’architecture».

Lors du discours d’inauguration, le Directeur Général de l’Ecole Supérieure d’Architecture de Casablanca, a décrit l’état de lieu en matière du livre d’architecture qui est caractérisé par un taux très faible de parution des ouvrages, avec un lectorat restreint (environ 3500 architectes au Maroc), il a ensuite mis l’accent sur le problème d’édition et d’éditeur en matière d’architecture sans oublier la place qu’occupe désormais le document électronique.

Ainsi dans son intervention, Mr Fouad AKALAY, Directeur d’ARCHI MEDIA a souligné que l’édition architecturale au Maroc est toujours au stade zéro, cela est dû selon lui du faite que rares sont les architectes qui cherchent à publier des ouvrages et aussi du fait qu’il n’a aucune maison d’édition spécialisée au Maroc.

Madame Selma ZERHOUNI, a relevé le fait que les architectes demeurent loin de la lecture de l’écriture, ce qui donne lieu à cet état pauvre en livre d’architecture.

Dans son intervention, Monsieur Alaoui MDAGHRI Directeur du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes de Rabat, a mis au crible analytique l’activité de recherches et de l’édition au Maroc qui n’est pas formalisée et que toute initiative dans ce sens reste le fruit d’un travail personnel et bénévol, et que malheureusement l’activité de l’édition dans le domaine de l’architecture ne bénéficie pas encore du soutien des autorités compétentes.

Monsieur Khalid MIKOU, architecte et auteur d’ouvrages Riad, Modulor et Tatami, a rapporté que l’écriture d’un ouvrage en architecture pose d’énormes difficultés. D’emblée des difficultés de compétence parce que un vrai ouvrage d’architecture demande un investissement culturel et technique très profond, ensuite il faut chercher à financer le travail, à le communiquer et à le médiatiser chose qui n’est pas facile au Maroc.

Madame HACHIMI ALAOUI, Directrice de Carrefour des Arts, affirme que l’investissement en ouvrage d’architecture pour un éditeur ou pour une librairie reste limité voire même un risque vu l’absence de lecteur pour ce genre de document ce qui implique une augmentation du prix de vente et par conséquent une diffusion restreinte et limitée.

A la fin l’ensemble des intervenants ont exprimé leur accord sur le rôle que doit jouer les pouvoirs publics dans la promotion de l’activité éditoriale des documents d’architecture. Et ont appelé à la création des éditeurs et des maisons d’éditions spécialisées dans le domaine de l’architecture.

Le Directeur de l’école a vivement remercié les participants au débat et de l’intérêt qu’ils portent à ce genre de manifestation. De leur part, tous les participants ont souligné la parfaite efficacité de ce genre d’exposition et manifestation pour promouvoir l’activité architecturale au Maroc.